“Elle me prit par le bras et me parla avec une pointe d’émotion qui donnait un son métallique à sa voix… Je sais qu’à certains moments une personne que j’ai perdue s’approche de moi et prend le corps d’un inconnu, l’espace d’un instant, pour me saluer derrière un corps, d’un geste ou d’un mot caractéristique, rien qu’un signe et c’est tout… Tu pourras dire que c’est le fruit de mon imagination, un besoin de croire, tu auras sans doute raison. Mais je me sens protégée par cette foule de signes infimes.”
Extrait de “Tu, mio”, écrit par Erri De Luca.
En photo, la campagne saumuroise un soir d’été.